
Cliquez pour agrandir l'image
Rappelez-vous... on s'était quitté au wat Saphan Hin que nous avions découvert sous les rayons du soleil levant. Notre balade (très) matinale à vélo avait attisé la petite faim qui nous tenaillait l'estomac depuis deux heures déjà... Chaque coup de pédale nous rapprochait de la table garnie d'un copieux petit déjeuner qui nous attendait au guest-house de Paolo. Oui, mais... un bouddah géant attendait notre visite au wat Sri Chum. On n'allait pas le rater, quand même, ce colosse de stuc... Le p'tit déj', il attendra !
Le bouddah en question se cache dans un temple en latérite situé sur une grande esplanade, encore déserte à cette heure matinale. En approchant, on l'aperçoit à travers une sorte d'énorme fente, comme un grand trou de serrure. Ce n'est que lorsqu'on se trouve au pied de la statue qu'on se rend compte de sa taille... colossale ! 15 mètres de haut, (presque) tout nu et... assis ! Ça fait bien du 30 mètres tout déplié... un géant, quoi. Impressionnant.
Il paraît qu'il y a un escalier, dissimulé dans le mur, qui permet d'accéder à la tête de la statue. Le légende raconte qu'un roi de Sukhothaï, s'étant glissé dans la tête du bouddah, fit ainsi croire à son armée que c'était la statue qui parlait, insufflant par ce stratagème une énergie surnaturelle à ses soldats. Et son armée fut victorieuse, ce qui donna un prestige certain au bouddha du wat Si Chum. Le bluff, déjà, à cette époque... Nos politiques n'ont rien inventé...
Nos estomacs criaient famine, certains étaient au bord de l'hypoglycémie... Cela n'a pas empêché l'une d'entre nous de se lancer dans un marchandage d'enfer avec un Thaï qui vendait, en autres babioles issues de l'artisanant du coin, de magnifiques peintures sur papier qu'il réalisait lui-même. Je crois me rappeler que le deal ne s'est pas fait ce matin-là, mais le lendemain seulement (la nuit porte conseil, paraît-il...). J'en ai profité pour shooter quelques images de superbes marionnettes en bois peint, habillées de somptueux vêtements brodés : elles ont gardé la pose sans problème ! Tout comme cette adorable vieille femme qui installait son étal pour la journée et qui a bien voulu poser pour moi, avec son ombrelle. J'adore cette photo. Le plus dur, ça a été de la faire sourire..., parce que là, elle sourit, sur la photo !
Nous quittons enfin le wat Sri Chum pour nous dépêcher d'aller (petit) déjeuner chez Paolo, notre hôte du guesthouse. Il y en a qui sont au bord de l'agonie, là... Oui mais... pas loin de chez Paolo, il y avait des nénuphars... [à suivre].
Smugmug attend votre visite pour découvrir les images du wat Sri Chum.